L’outplacement : qu’est-ce que c’est ?

Lorsqu’ils quittent leur société, les cadres et dirigeants ont de plus en plus le réflexe de faire appel à un cabinet d’outplacement qui va les aider à trouver leur nouveau job dans les meilleures conditions. L’outplacement ? Un terme anglo-saxon pour définir l’accompagnement professionnel proposé à de plus en plus de salariés lors d’un départ volontaire ou non. Chiffres à l’appui, passé 45 ans, il s’agit de la solution la plus efficace pour retrouver un emploi ou pour créer une activité pérenne.

Faire appel à un cabinet d’outplacement est une excellente idée car le marché de l’emploi a disrupté. On ne cherche pas un nouveau job aujourd’hui comme avant. Ces dernières années, les méthodes ont beaucoup évolué et l’outplacement permet aux cadres et dirigeants de gagner en confiance, d’éviter de commettre un grand nombre d’erreurs (pour ne citer qu’elles : se précipiter à vouloir rencontrer les chasseurs de têtes, ne pas savoir communiquer de manière synthétique sur son projet, se présenter comme un demandeur d’emploi, se lancer dans le Réseau sans s’y être préparé, ne pas avoir un profil LinkedIn vraiment complet, passer son temps uniquement à écrire des lettres de motivation…) , et au final de gagner beaucoup de temps.

Aujourd’hui il est devenu plus que nécessaire de professionnaliser sa recherche d’emploi ! Ceci étant dit, la démarche pour identifier et choisir son cabinet d’outplacement présente quelques pièges.

1. Avez-vous vraiment besoin d’un outplacement ?

Bien que l’outplacement apporte une vraie valeur ajoutée pour retrouver un nouveau job, ce n’est peut-être pas la solution dont vous avez besoin. En effet, si vous vous connaissez déjà très bien et si votre projet professionnel est clair, précis et unique, vous n’avez sans doute pas besoin d’une solution complète d’outplacement de A à Z, mais plutôt d’une formule centrée sur le marketing de votre projet professionnel qui vous permette d’aborder les fondamentaux de la Recherche d’Emploi aujourd’hui : le profil LinkedIn, la démarche Réseau et les pitchs. Dans le cas d’un départ négocié, vous aurez d’ailleurs peut-être intérêt à choisir de ne pas vous faire financer un outplacement mais plutôt partir avec un chèque plus conséquent. Et vous payez vous-même ce type de solution.

A l’inverse, si vous n’avez aucune idée précise sur votre projet professionnel, si vous avez plusieurs projets mais que ne savez pas vous décider pour l’un d’eux, si la démarche Réseau vous est inconnue, si vous ne savez pas vous présenter en moins d’une minute, si vous avez moins de 200 personnes qui ont consulté votre profil LinkedIn depuis les 3 derniers mois, … un petit conseil : faites appel à un cabinet d’outplacement !

Si vous avez ressenti douloureusement votre départ, faites appel à un cabinet d’outplacement ! Votre consultant vous apportera les méthodes, la rigueur nécessaire et vous aidera à tourner la page. Vous regagnerez confiance en vous et vous vous sentirez sécurisé grâce au parcours qu’il vous proposera.

2. Qui sera votre binôme au sein du cabinet d’outplacement ?

Le binôme que vous allez former avec votre consultant en outplacement est l’une des principales clés de réussite. Assurez-vous que le consultant qui vous reçoit pour vous communiquer des informations sur le cabinet sera bien celui qui vous accompagnera. Le contact avec lui va se révéler essentiel.

Assurez vous donc que le consultant senior qui vous reçoit et avec qui vous vous sentez bien en entretien sera bien votre binôme. Et qu’il n’y a pas un consultant moins expérimenté qui vous attends en embuscade !

Assurez vous également de la disponibilité de votre binôme : fréquence et durée des séances. Là aussi, il ne s’agit pas de se retrouver de longues heures à suivre depuis chez vous des formations en ligne, après avoir passé seulement deux ou trois séances de visu avec votre consultant et finir par ne plus le revoir. Demandez-lui de combien de clients il s’occupe. A partir de 15 clients à gérer en parallèle, il y a fort à parier qu’il n’aura pas beaucoup de temps à vous consacrer.

Est ce que le consultant vous inspire confiance ? Sachez écouter la petite voix en vous qui vous dit d’y aller ou pas ! Le contact personnel avec votre consultant en outplacement va être essentiel dans le succès de la mission d’outplacement.

3. Sur quelle méthode s’appuie le cabinet d’outplacement ?

Posez suffisamment de questions à votre interlocuteur afin d’identifier si la mission d’outplacement s’appuie sur une méthode claire, un parcours sécurisant, des jalons, des techniques ou si… c’est le flou artistique.

Vérifiez que l’accompagnement promis consiste à bien plus que tout simplement trouver un job pour trouver un job. Aujourd’hui, un cadre ou un dirigeant qui recherche un nouveau job, souhaite plus que jamais s’épanouir dans celui-ci. Il recherche un job qui fasse du sens pour lui. Vérifiez que votre consultant y est sensible et a intégré cette dimension dans la méthode qu’il propose.

4. Votre consultant maîtrise-t-il les outils digitaux ? Au moins LinkedIn ?

Etre présent sur LinkedIn est devenu aujourd’hui indispensable. Se rendre visible et lisible sur le plus grand réseau social généraliste au monde est incontournable. Seulement voilà, est-ce que votre consultant est en mesure de vous accompagner pour vous aider à renseigner votre profil afin :

  • que celui-ci inspire confiance dans votre démarche Réseau,
  • de faire partie des premiers résultats de recherche des professionnels du recrutement (DRH, chasseurs de têtes, consultants RH, chargés RH, responsables RH, etc…)
  • que vous soyez plus visible de personnes qui ne vous cherchent pas forcément
  • de soigner votre personal branding sur LinkedIn

Est-ce que votre consultant en outplacement va être en mesure de vous aider à propulser l’audience de votre profil Linkedin ?

Voici quelques idées pour vous permettre d’identifier s’il va être en mesure de vous aider… ou pas :

  • Demandez-lui le niveau de son SSI ? S’il vous réponds qu’il ne sait pas ce que c’est, partez en courant ! Si celui-ci est inférieur à 75, pareil !
  • Demandez lui si sur LinkedIn il faut se connecter à beaucoup de personnes ou pas. Demandez lui aussi s’il faut masquer avec qui nous sommes en relation sur LinkedIn. Dans les deux cas, quelle que soit sa réponse, s’il vous indique ce qu’il faut faire sans vous expliquer pourquoi, laissez tomber !
  • Jeter un oeil également sur son propre profil LinkedIn ! Vous inspire-t-il confiance ?

5. Choisissez le « bon » cabinet d’outplacement !

Vous allez prochainement quitter votre entreprise. Prenez les devants en contactant dans votre entourage, personnel et professionnel, ceux qui sont passés par là et se sont fait accompagner. Leur satisfaction est un bon indicateur pour sélectionner les cabinets d’outplacement qui pourraient vous intéresser.

Une fois votre short-list arrêtée, contactez les cabinets et ouvrez la discussion sur les sujets qui vous importent : coût de la prestation, durée d’accompagnement, détail de la démarche, expertise (sur la démarche Réseau, LinkedIn, le pitch, la création d’entreprise, devenir indépendant : management de transition – conseil – coaching – formation – …, la prise de poste), carnet d’adresses…

Il est important de rencontrer plusieurs cabinets d’outplacement. Elaborez votre propre grille d’évaluation. Identifiez les critères à noter. Puis établissez une note générale.

A chaque fois que vous rencontrez un cabinet d’outplacement il est indispensable de rencontrer le consultant qui serait chargé de votre suivi.  Exigez de le rencontrer !

Certaines entreprises, lorsqu’elles financent votre outplacement, vous communique une petite liste de cabinets avec lesquels elles ont l’habitude de travailler. Attention, parfois aucun cabinet de la liste proposée ne vous convient. C’est le cas par exemple quand aucun ne maitrise vraiment le digital ! Etudiez dans ce cas avec votre entreprise la possibilité de faire appel à un cabinet ne figurant pas dans la liste proposée.

6. Le financement de l’outplacement

Certaines entreprises financent l’outplacement, il fait partie du package de départ, d’autres non. Il n’est pas toujours utile de vouloir négocier un outplacement. D’abord parce que peut-être que vous n’avez pas besoin d’un outplacement complet. Et comme déjà vu plus haut, autant négocier un chèque plus élevé et vous payer vous même une prestation plus ciblée.

Selon la nature de la rupture (conventionnelle, licenciement, démission,…), la taille de votre entreprise, votre statut, … vous pouvez prétendre à certaines dispositions financières ou d’accompagnement.

Certains cabinets pratiquent des coûts très élevés (30 000€ à 75 000€) qui sont déduits de vos indemnités de départ. Parfois, il peut être utile de ne pas intégrer ce coût dans les indemnités de départ et se financer soi-même l’outplacement, en tant que particulier, un accompagnement de qualité.

Attention tous les cabinets d’outplacement n’acceptent pas d’accompagner les particuliers.

Le second avantage c’est que vous pouvez démarrer, en toute discrétion vis à vis de votre employeur, la mission d’outplacement alors que vous êtes toujours en poste. Cela vous permet de commencer à réaliser vos bilans, d’identifier votre projet professionnel, d’apprendre toutes les techniques bien avant de vous retrouver sur le marché de l’emploi. Vous gagnez ainsi un temps très précieux.

7. La qualité du réseau professionnel du cabinet d’outplacement

Certains cabinets font miroiter des bases de données riches et variées mais celles-ci sont elles à jour ? Certains consultants seniors se félicitent de posséder un grand Réseau. Pour au final ne communiquer aucun nom à leur client ou au mieux un ou deux. Là aussi, demander des références de clients et appelez les directement pour leur demander comment s’est déroulée leur démarche Réseau. Attention les méthodes ont beaucoup changé ces dernières années et certains cabinets utilisent encore des méthodes d’un autre âge, arguant qu’ils sont les champions du monde de la candidature spontanée et délaissant totalement la démarche Réseau et/ou la présence sur LinkedIn, générant ainsi des candidats qui plus d’un an après le début de leur mission d’outplacement n’ont toujours pas vu le début de la moindre piste de nouveau job.

Soyez donc prudent pour choisir le « bon » cabinet d’outplacement, le « bon » consultant. Car bien mené, un outplacement de qualité vous évite de tomber dans les pièges qui vous guettent ensuite dans le cadre de votre recherche d’emploi !

8. Comment sélectionner votre consultant en outplacement ?

Vous allez quitter votre emploi. Vous avez fait inclure dans votre package de départ une mission d’outplacement destinée à vous faire rebondir dans les meilleurs délais ou vous allez financer vous-même cette aide précieuse. Mais comment allez-vous choisir ce partenaire ? Voici quelques conseils pour trouver le consultant en outplacement qui vous correspond. 

Consultant en outplacement, pas psy

Quitter une entreprise est souvent un moment douloureux, surtout quand il s’agit d’un départ subi sans beaucoup d’explications ou pour des raisons qui vous échappent : changement de stratégie, restructuration, suppression de votre direction ou de votre mission et hop, tout s’écroule. Votre niveau hiérarchique, vos états de service, votre implication, vos qualités humaines, tout ça est balayé et peut se transformer en une profonde frustration, voire en dépression. 

C’est le moment de vous faire aider, sur le plan professionnel mais aussi personnel, si vous en ressentez le besoin. Mais attention : pas de mélange des genres. La personne impliquée dans votre devenir professionnel n’est pas votre psy. Par exemple, si vous êtes en burn-out, ce n’est pas le moment de démarrer l’outplacement mais plutôt celui de consulter un spécialiste pour vous aider à gérer cette situation.

Un partenaire à la méthode éprouvée

En optant pour un outplacement, vous choisissez d’être accompagné dans votre transition professionnelle selon une méthode éprouvée. Le consultant en outplacement est censé vous expliciter le parcours qu’il vous propose, depuis les bilans personnel et professionnel, jusqu’à la prise de poste, en passant par la définition de votre projet professionnel de manière claire et précise, la stratégie de recherche, la préparation à la démarche Réseau, le suivi de celle-ci, la préparation aux entretiens, votre présence sur LinkedIn.

Aujourd’hui une recherche d’emploi ne s’improvise pas, elle nécessite rigueur, méthode, organisation. Il est devenu indispensable de professionnaliser votre démarche. La méthode vous permettra de trouver la meilleure option pour vous, en termes d’emploi et d’épanouissement.

Un professionnel en prise avec les réalités du monde contemporain

Autre critère de sélection : la capacité de votre consultant à vous projeter dans le monde tel qu’il est. Il faut désormais compter sur une présence digitale aux petits oignons pour espérer rebondir dans un temps court : profil Linkedin incontournable ! Parfois compte Twitter… : votre présence numérique est un atout indiscutable. Alors si vous n’avez pas grandi avec Internet, vérifiez bien que votre consultant maîtrise l’ensemble de ces techniques et saura vous les faire partager.

Si le consultant vous explique que ça fait plus de 20 ans qu’il exerce ce métier et qu’il est devenu le roi des lettres de motivation et qu’il ne jure que par cela, partez en courant ! Certes les méthodes classiques sont toujours utiles mais il n’a pas compris l’évolution du monde, il n’a pas vu la disruption du marché du travail, il ne s’est pas adapté et formé aux méthodes modernes qui permettent de démultiplier vos chances.

Bienvenue dans l’ère digitale ! Selon le baromêtre Syntec 2019, 51% des cadres en mission d’outplacement en 2018 avaient retrouvé un job via les réseaux professionnels. Alors inutile de tergiverser. Les bonnes pratiques pour rebondir ont pour nom « profil Linkedin » et « démarche Réseau ». Un consultant en outplacement qui ne vous initierait pas à ces techniques n’a plus vraiment sa place dans notre métier.

Un spécialiste de la démarche Réseau

Vous n’êtes pas le premier à être accompagné. Et c’est un plus car vous allez rapidement mesurer la capacité de votre consultant à établir des ponts entre ses différents clients, anciens et actuels. 

Dès la phase d’élaboration de votre projet professionnel, vous allez devoir rencontrer des personnes capables de vous préciser les contours, les avantages et les contraintes de l’activité à laquelle vous pensez. S’il le peut, votre sparring partner n’hésitera pas à puiser dans son carnet d’adresses pour vous donner un coup de pouce.

Idem dans le test de votre idée initiale, l’ajustement de votre positionnement sur le marché et la création de vos offres, si vous souhaitez vous reconvertir comme freelance.

Dès la phase d’élaboration de votre projet professionnel, vous allez devoir rencontrer des personnes capables de vous préciser les contours, les avantages et les contraintes de l’activité à laquelle vous pensez. S’il le peut, votre sparring partner n’hésitera pas à puiser dans son carnet d’adresses pour vous donner un coup de pouce.

Idem dans le test de votre idée initiale, l’ajustement de votre positionnement sur le marché et la création de vos offres, si vous souhaitez vous reconvertir comme freelance.

Plus généralement, il vous enseignera la démarche Réseau : démarche Réseau classique pour trouver un job, ou business networking si vous souhaitez devenir indépendant.

Spécialiste du réseauting, votre consultant saura vous former et vous suivre tout au long de votre démarche Réseau. 

Celui avec lequel vous vous sentez bien

Dernier point : avant de signer votre mission d’outplacement, échangez directement avec la personne qui est susceptible de vous suivre car, sur un accompagnement de plusieurs mois, la dimension relationnelle s’avère primordiale. A prestation quasi-équivalente, optez pour celle ou celui avec qui vous vous sentirez le plus à l’aise.

9. Cabinet d’outplacement : attention aux fausses promesses !

Vous êtes cadre, cadre dirigeant, et bientôt sans emploi. L’outplacement est fait pour vous ! Mais avant de vous lancer, il est utile de tordre le cou à quelques fausses promesses, facteur de démotivation ultérieure. Prêt à perdre vos dernières illusions ?

Votre consultant en outplacement ne va pas chercher un emploi à votre place

Il va faire mieux : vous aider à définir un projet professionnel en phase avec vos priorités et les réalités du marché du travail. Vos motivations sont plurielles et vos contraintes peuvent l’être aussi. C’est le moment de les clarifier afin d’envisager le champ des possibles en termes de secteur d’activité, d’entreprise, d’emploi, de statut…

Une fois cette étape franchie, vous allez pouvoir vous concentrer sur votre recherche d’emploi. Cv, lettre de motivation, profil linkedin sont des passages obligés. Tout comme la démarche réseau.

Grâce à un entrainement régulier, ce qui vous paraît aujourd’hui comme un exercice  incongru et délicat (rencontrer des professionnels que vous ne connaissez pas, parler de vous, …) va devenir la norme. Et plus vous pratiquerez, plus vous prendrez de l’assurance. Or la confiance en soi est une des clés du rebond professionnel.

La réussite d’un outplacement n’est pas inversement proportionnelle à sa durée.

Bien souvent, retrouver un emploi peut s’apparenter à une course contre la montre afin de ne pas dégrader son niveau de vie. Dans ce cas, le maintien du salaire, voire son augmentation, apparaîtront parmi les motivations/contraintes évoquées précédemment.

Cependant, en faisant appel à un cabinet d’outplacement, en faisant appel à un spécialiste de la transition professionnelle, vous allez vous inscrire dans un « processus » de recherche d’emploi qui, comme le terme l’indique, se structure en plusieurs phases : bilan des expériences passées,  réflexions personnelles sur le champ des possibles, acquisition des techniques actuelles de recherche d’emploi, entretiens pour déceler les opportunités du marché… autant ne pas chercher à brûler les étapes !

Rares sont les moments dans une vie professionnelle où autant d’attention est portée à votre avenir. Alors exploitez à fond cette opportunité !

Un outplacement ne se conclut pas toujours par une reprise d’emploi

Là encore, soyez vigilant sur la prestation que vous achetez.

Certaines missions d’ouplacement peuvent être négociées jusqu’à la reprise d’activité du candidat.

Bien souvent cependant, l’accompagnement est borné dans le temps. Ce qui ne remet pas en cause sa pertinence : une fois votre projet professionnel défini et votre technique de recherche optimisée, vous serez en capacité de saisir les opportunités qui se présenteront, qu’elles émergent pendant la phase d’accompagnement ou à sa suite.

10. Votre entreprise peut être votre meilleure alliée

Mais pourquoi les entreprises acceptent-elles de financer une mission d’outplacement qui, selon la formule choisie (accompagnement dans un temps limité versus jusqu’au retour à l’emploi), se chiffre en quelques milliers, voire en plusieurs dizaines de milliers d’euros ? Soit un investissement sans espoir de ROI.

L’enjeu est visiblement ailleurs, combinant deux arguments de taille : paix sociale et image de marque. Même s’il subit la rupture, un salarié confiant en l’avenir n’aura pas les mêmes réactions et propos qu’un collègue doutant désormais de son employabilité. D’où l’intérêt pour l’employeur de proposer cette mesure de repositionnement.

11. Cadres et dirigeants, ce que l’outplacement peut vous apporter

Développé aux Etats-Unis dans les années 60 pour de hauts dirigeants licenciés, l’outplacement, ou reclassement externe, se démocratise. Cet accompagnement permet à bon nombre de cadres de rebondir dans un délai raisonnable. Et voici pourquoi.

L’outplacement, gage d’une mobilité réussie

Volontaire ou subie, la mobilité professionnelle est devenue la norme dans notre pays. Mais changer d’entreprise, de métier, de statut, présente toujours un risque. Alors autant s’y préparer.

L’outplacement peut s’avérer la bonne option. Cet accompagnement destiné aux cadres « en transition de carrière » est réalisé par des professionnels maîtrisant les techniques de développement personnel et de recherche d’emploi.

Leur objectif ? Vous permettre de concrétiser un projet professionnel en phase avec vos priorités.

Le délai de rebond devient une variable essentielle car les indemnités liées à la perte d’emploi ne sont pas éternelles.

Vous rendre visible et lisible 

Après vous avoir aidé à mieux vous connaître, à clarifier vos objectifs, à identifier vos compétences, vos qualités, vos talents, à définir votre projet professionnel de manière claire et précise, votre consultant en outplacement va vous permettre d’optimiser votre recherche d’emploi par le recours aux méthodes actuelles les plus pertinentes.

Le networking fait partie désormais de ces incontournables. Défini par Hervé Bommelaer, pionnier de la démarche Réseau en France et consultant en outplacement, le networking sert à « vous rendre lisible et visible dans un écosystème défini par un projet et des cibles ». Ainsi vous allez progressivement élargir votre réseau et vous rendre visible et lisible du marché caché qui regorge d’opportunités.

L’outplacement : un formidable accélérateur de carrière

Trop beau pour être vrai ? Alors reportez-vous à la dernière enquête disponible du Syntec qui publie chaque année les résultats de l’outplacement individuel réalisé par une vingtaine de cabinets spécialisés.

En résumé, l’outplacement s’avère un formidable accélérateur de carrière. Il serait dommage d’y renoncer, notamment pour une question de coût. Là-encore, des solutions existent. Commencez par sonder votre DRH. La plupart des entreprises sont désormais prêtes à financer une mission d’outplacement, a fortiori si elles sont à l’origine de la rupture du contrat de travail.

12. L’outplacement, ça marche !

Dans son enquête 2019 sur l’outplacement individuel, la Commission du Conseil en Evolution Professionnelle du Syntec publie les résultats suivants :

  • La durée moyenne de repositionnement d’un cadre accompagné est de 9 mois contre 14 sans outplacement
  • Parmi les personnes accompagnées, 1 cadre sur 3 se repositionne en moins de 6 mois
  • 79% retrouvent une rémunération supérieure ou égale
  • 77% restent salariés, 15% créent ou reprennent une entreprise et 8% travaillent en mission.

Ce que ces chiffres ne disent pas en revanche, c’est l’état d’esprit dans lequel ces candidats ont abordé leur nouvel emploi : motivés et confiants car, dans la démarche d’outplacement, pas de retour à l’emploi sans avoir tiré le bilan de ses expériences passées et mûri un projet professionnel davantage en adéquation avec sa personnalité et ses compétences.

Muni de ces conseils, vous pouvez désormais sélectionner en toute connaissance de cause le cabinet d’outplacement, en particulier le consultant qui vous permettra de tirer le meilleur parti de votre transition professionnelle. Un moment rare dans votre parcours où vous aurez l’occasion de prendre de la hauteur avant d’enchaîner sur un nouvel emploi. Alors ne gâchez pas cette occasion par une erreur de casting : choisir le bon partenaire est un élément déterminant pour la suite.

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Philippe Douale

Expert de la transition professionnelle

Philippe accompagne les cadres et les dirigeants seniors pour les aider à trouver leur prochain poste en salariat ou des missions en tant que freelance (management de transition, conseil…).

Philippe utilise les techniques classiques de l’outplacement et également le digital, en particulier LinkedIn et l’intelligence artificielle.

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