Bilan professionnel : mieux se connaitre pour optimiser un rebond

Bilan professionnel : mieux se connaitre pour optimiser son rebond

Il y a de multiples raisons de vouloir évoluer professionnellement : un licenciement, une fin de mandat, la sensation de faire du sur place dans son job, l’envie de se lancer dans une nouvelle activité. Quelle que soit votre motivation, une règle et une seule : anticipez ! Prenez le temps de murir un projet adapté à vos envies et à vos compétences. Et pour cela, réalisez en amont un bilan professionnel et personnel, si possible avec l’appui d’un professionnel car la démarche est exigeante et le résultat, jamais écrit à l’avance.

Bilan professionnel : une prise de recul encouragée

Conscient que les emplois d’hier ne seront peut-être pas ceux de demain, le législateur a introduit dès 1971 (loi Delors) une contribution financière obligatoire à la formation des adultes, assumée par l’entreprise et destinée à maintenir et à développer les compétences des salariés. 

50 ans plus tard, l’ambition est toujours là : offrir à chacun la possibilité de se former tout au long de sa vie afin de garantir son employabilité sur le long terme mais également son droit à changer d’orientation.

Et ça tombe bien parce que vous êtes actuellement à la croisée des chemins professionnels. Vous ne savez pas dans quelle direction vous orienter : prendre de nouvelles responsabilités au sein de votre entreprise ? Postuler ailleurs ? Passer en free-lance ? Faire carrément « autre chose » ?

Difficile de répondre sans une auto-analyse préalable et structurée. 

Bilan de compétences vs mission d’outplacement

Le bilan de compétences, dispositif phare de la formation professionnelle continue et à ce titre facilement accessible à tout actif (salarié et demandeur d’emploi), a pour objectif de faire un point de situation sur vos compétences professionnelles et personnelles, vos aptitudes et vos motivations afin de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation.

Dans la pratique, la durée, courte, de cet accompagnement (24 heures environ sur un ou deux mois) joue rarement en faveur du candidat, à moins qu’il n’ait déjà une idée précise de son avenir et cherche, lors du bilan, à conforter ou à infirmer ses hypothèses.

Une mission d’outplacement intègre une phase de bilan mais va beaucoup plus loin, souvent jusqu’à la prise de fonction. Pour cerner précisément ce qu’elle peut vous apporter, lisez également : Outplacement : boostez votre transition professionnelle. Si vous redoutez notamment le coût de cette prestation, vous constaterez que son financement, à la charge de l’employeur, fait rarement l’objet d’un bras de fer. 

Posez-vous dès à présent les bonnes questions 

Avez-vous déjà entendu parler de la pyramide de Dilts ? Cet outil, issu des recherches en programmation neuro-linguistique (PNL), est de plus en plus utilisé dans le cadre d’une transition professionnelle. Il vous permet de circonscrire vos différentes attentes dans une approche par paliers successifs. Vous allez ainsi vous pencher sur : 

  • Votre environnement : dans quel contexte professionnel vous sentez-vous le plus à l’aise ? Grand groupe ou start-up ? Avec tout ce que cela induit en termes de management, de culture d’entreprise…
  • Vos activités : et si l’argent n’était pas un problème, quelles seraient les trois activités que vous aimeriez poursuivre ? 
  • Vos talents : quelles sont, selon vous, vos trois principales aptitudes naturelles ?
  • Vos valeurs : cherchez ce qui donne un sens à votre vie. Vous séchez ? Alors prenez le contre-pied de cette question et demandez-vous ce qui vous met en colère, ce que vous ne supportez pas. Vous touchez là à la négation de vos valeurs.
  • Votre identité : quels sont vos rôles de prédilection dans la vie ? Plutôt nounou ? Plutôt loup solitaire ? Etc.
  • Vos missions : quelles sont les causes qui vous animent ? L’environnement ? Les droits de l’homme ? Le progrès scientifique ? Etc.

Vous avez traité ces différentes questions ? Vérifiez à présent que certaines de vos réponses ne sont pas en opposition, ce qui peut arriver. Arbitrez au besoin afin de construire votre socle d’aspirations personnelles, c’est-à-dire ce qui vous épanouit dans la vie. Puis place à la réalité. 

Quand la réalité s’en mêle

Vos aspirations peuvent-elles déboucher sur un projet professionnel ? C’est tout l’enjeu du bilan et de ses suites. Et pour vous aider à y voir clair, une seule voie : partagez vos constats avec votre entourage puis avec l’entourage de votre entourage. Votre réseau est le meilleur conseiller à ce stade.

A travers ces échanges nourris et de nouveaux contacts, vous allez affiner votre projet professionnel jusqu’à vous rapprocher de l’emploi « taillé pour vous » ou déceler que vous faites fausse route et qu’il convient de vous réorienter au plus vite. Quoi qu’il en soit, vous êtes désormais en mesure de prendre la bonne direction et c’est l’essentiel. 

Pour conclure : La vie professionnelle est de moins en moins linéaire. Alors adoptez les bons réflexes : vous négocierez d’autant mieux votre rebond professionnel que vous aurez pris le temps d’analyser où vous en êtes, ce qui vous motive et ce dont vous ne voulez plus. Rares sont ces moments. Et quand en plus, ils sont pris en charge, pourquoi faire l’impasse ? Oui, un nouvel emploi est une transformation majeure à l’aune d’une vie. Alors autant se préparer au mieux. 

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