Cabinet d’outplacement : les 7 pièges à éviter !

Lorsqu’ils quittent leur société, les cadres et dirigeants ont de plus en plus le réflexe de faire appel à un cabinet d’outplacement pour les aider à trouver leur nouveau job dans les meilleures conditions. C’est une excellente idée car le marché de l’emploi a disrupté et on ne cherche pas un nouveau job aujourd’hui comme avant. Ces dernières années, les méthodes ont beaucoup évolué et cela permet aux cadres et dirigeants de gagner en confiance, d’éviter de commettre un grand nombre d’erreurs (pour ne citer qu’elles : se précipiter à vouloir rencontrer les chasseurs de têtes, ne pas savoir communiquer de manière synthétique sur son projet, se présenter comme un chercheur d’emploi, se lancer dans le Réseau sans s’y être préparé, ne pas avoir un profil LinkedIn vraiment complet, …) , et au final de gagner beaucoup de temps. Aujourd’hui il est devenu plus que nécessaire de professionnaliser sa recherche d’emploi ! Ceci étant dit, la démarche pour identifier et choisir son cabinet d’outplacement présente quelques pièges.

Piège n°1 : Avez-vous vraiment besoin d’un outplacement ?

Bien que l’outplacement apporte une vraie valeur ajoutée pour retrouver un nouveau job, ce n’est peut-être pas la solution dont vous avez besoin. En effet, si vous vous connaissez déjà très bien et si votre projet professionnel est clair, précis et unique, vous n’avez sans doute pas besoin d’une solution complète d’outplacement de A à Z, mais plutôt d’une formule centrée sur le marketing de votre projet professionnel qui vous permette d’aborder les fondamentaux de la Recherche d’Emploi aujourd’hui : le profil LinkedIn, la démarche Réseau et les pitchs. Dans le cas d’un départ négocié, vous aurez d’ailleurs peut-être intérêt à choisir de ne pas vous faire financer un outplacement mais plutôt partir avec un chèque plus conséquent et vous payer vous-même ce type de solution. N’hésitez pas à me contacter pour plus de précisions à ce sujet.

A l’inverse, si vous n’avez aucune idée précise sur votre projet professionnel, si vous avez plusieurs projets mais que ne savez pas vous décider pour l’un d’eux, si la démarche Réseau vous est inconnue, si vous ne savez pas vous présenter en moins d’une minute, si vous avez moins de 200 personnes qui ont consulté votre profil LinkedIn depuis les 3 derniers mois, … un petit conseil : faites appel à un cabinet d’outplacement !

Si vous avez ressenti douloureusement votre départ, faites appel à un cabinet d’outplacement ! Votre consultant vous apportera les méthodes, la rigueur nécessaire et vous aidera à tourner la page. Vous regagnerez confiance en vous et vous vous sentirez sécurisé grâce au parcours qu’il vous proposera.

Piège n°2 : qui sera votre binôme au sein du cabinet d’outplacement ?

Le binôme que vous allez former avec votre consultant en outplacement est l’une des principales clés de réussite. Assurez-vous que le consultant qui vous reçoit pour vous communiquer des informations sur le cabinet sera bien celui qui vous accompagnera. Le contact avec lui va se révéler essentiel.

Assurez vous donc que le consultant senior qui vous reçoit et avec qui vous vous sentez bien en entretien sera bien votre binôme et qu’il n’y a pas un consultant moins expérimenté qui vous attends en embuscade !

Assurez vous également de la disponibilité de votre binôme : fréquence et durée des séances. Là aussi, il ne s’agit pas de se retrouver de longues heures à suivre depuis chez vous des formations en ligne, après avoir passé seulement deux ou trois séances de visu avec votre consultant et finir par ne plus le revoir. Demandez-lui de combien de clients il s’occupe. A partir de 15 clients à gérer en parallèle, il y a fort à parier qu’il n’aura pas beaucoup de temps à vous consacrer.

Est ce que le consultant vous inspire confiance ? Sachez écouter la petite voix en vous qui vous dit d’y aller ou pas ! Le contact personnel avec votre consultant en outplacement va être essentiel dans le succès de la mission d’outplacement.

Piège n°3 : sur quelle(s) méthode(s) s’appuie votre consultant ?

Posez suffisamment de questions à votre interlocuteur afin d’identifier si la mission d’outplacement s’appuie sur une méthode claire, un parcours sécurisant, des jalons, des techniques ou si… c’est le flou artistique.

Vérifiez que l’accompagnement promis consiste à bien plus que tout simplement trouver un job pour trouver un job. Aujourd’hui, un cadre ou un dirigeant qui recherche un nouveau job, souhaite plus que jamais s’épanouir dans celui-ci, il recherche un job qui fasse du sens pour lui. Vérifiez que votre consultant y est sensible et a intégré cette dimension dans la méthode qu’il propose.

Piège n°4 : votre consultant maîtrise-t-il les outils digitaux ? Au moins LinkedIn ?

Etre présent sur LinkedIn est devenu aujourd’hui indispensable. Se rendre visible et lisible sur le plus grand réseau social généraliste au monde est incontournable. Seulement voilà, est-ce que votre consultant est en mesure de vous accompagner pour vous aider à renseigner votre profil afin :

  • que celui-ci inspire confiance dans votre démarche Réseau,
  • de faire partie des premiers résultats de recherche des professionnels du recrutement (DRH, chasseurs de têtes, consultants RH, chargés RH, responsables RH, etc…)
  • de vous rendre visible de personnes qui ne vous cherchent pas forcément
  • de soigner votre personal branding sur LinkedIn

Est-ce que votre consultant en outplacement va être en mesure de vous aider à propulser l’audience de votre profil Linkedin ?

Voici quelques idées pour vous permettre d’identifier s’il va être en mesure de vous aider… ou pas :

  • Demandez-lui le niveau de son SSI ? S’il vous réponds qu’il ne sait pas ce que c’est, partez en courant ! Si celui-ci est inférieur à 70, pareil !
  • Demandez lui si sur LinkedIn il faut se connecter à beaucoup de personnes ou pas. Demandez lui aussi s’il faut masquer avec qui nous sommes en relation sur LinkedIn. Dans les deux cas, quelle que soit sa réponse, s’il vous indique ce qu’il faut faire sans vous expliquer pourquoi, laissez tomber !
  • Jeter un oeil également sur son propre profil LinkedIn ! Vous inspire t il confiance ?

Piège n°5 : choisissez le « bon » cabinet d’outplacement !

Il est important de rencontrer plusieurs cabinets d’outplacement. Elaborez votre propre grille d’évaluation. Identifiez les critères à noter. Puis établissez une note générale.

A chaque fois que vous rencontrez un cabinet d’outplacement il est indispensable de rencontrer le consultant qui serait chargé de votre suivi.  Exigez de le rencontrer !

Certaines entreprises, lorsqu’elles financent votre outplacement, vous communique une petite liste de cabinets avec lesquels elles ont l’habitude de travailler. Attention, parfois aucun cabinet de la liste proposée ne vous convient. C’est le cas par exemple quand aucun ne maitrise vraiment le digital ! Etudiez dans ce cas avec votre entreprise la possibilité de faire appel à un cabinet ne figurant pas dans la liste proposée.

A chaque cabinet rencontré, demandez des références de clients et contactez-les !

Piège n°6 : le financement de la mission d’outplacement

Certaines entreprises financent l’outplacement, il fait partie du package de départ, d’autres non. Il n’est pas toujours utile de vouloir négocier un outplacement. D’abord parce que peut-être que vous n’avez pas besoin d’un outplacement complet et comme déjà vu plus haut, autant négocier un chèque plus élevé et vous payer vous même une prestation plus ciblée.

De même, certains cabinets pratiquent des coûts très élevés (35 000€ à 75 000€) qui sont déduits de vos indemnités de départ. Parfois, il peut être utile de ne pas intégrer ce coût dans les indemnités de départ et se financer soi-même l’outplacement, en tant que particulier, un accompagnement de qualité. Attention tous les cabinets d’outplacement n’acceptent pas d’accompagner les particuliers. Le second avantage c’est que vous pouvez démarrer, en toute discrétion vis à vis de votre employeur, la mission d’outplacement alors que vous êtes toujours en poste. Cela vous permet de commencer à réaliser vos bilans, d’identifier votre projet professionnel, d’apprendre toutes les techniques bien avant de vous retrouver sur le marché de l’emploi. Vous gagnez ainsi un temps très précieux.

Piège n°7 : la qualité du réseau professionnel du cabinet d’outplacement

Certains cabinets font miroiter des bases de données riches et variées mais celles-ci sont elles à jour ? Certains consultants seniors se félicitent de posséder un grand Réseau pour au final ne communiquer aucun nom à leur client ou au mieux un ou deux. Là aussi, demander des références de clients et appelez les directement pour leur demander comment s’est déroulée leur démarche Réseau. Attention les méthodes ont beaucoup changé ces dernières années et certains cabinets utilisent encore des méthodes d’un autre âge, arguant qu’ils sont les champions du monde de la candidature spontanée et délaissant totalement la démarche Réseau et/ou la présence sur LinkedIn, générant ainsi des candidats qui plus d’un an après le début de leur mission d’outplacement n’ont toujours pas vu le début de la moindre piste de nouveau job.

Soyez donc prudent pour choisir le « bon » cabinet d’outplacement, le « bon » consultant, car bien mené, un outplacement de qualité vous évite de tomber dans les pièges qui vous guettent ensuite dans le cadre de votre recherche d’emploi !

Et vous ? voyez vous d’autres pièges à éviter ?

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