En retard à l’entretien de recrutement : comment gérer ?

Vous aviez pourtant pris soin de vérifier l’adresse et le temps de transport nécessaire. Mais tout a basculé : vous êtes objectivement en retard à ce premier entretien d’embauche. Un mauvais point mais jusqu’où ?

Un retard à l’entretien qui peut vous couter cher

L’étude date d’une dizaine d’années mais elle est toujours d’actualité. Selon le cabinet de recrutement Robert Half, un quart des recruteurs sont intransigeants sur la ponctualité et un tiers d’entre eux pensent qu’il est inconvenant d’arriver avec 10 minutes de retard. Ce type de comportement peut en effet être associé à :

  • Un manque de politesse élémentaire
  • Un défaut d’organisation
  • Une incapacité à faire face aux moments clés, voire une propension à fuir les responsabilités

Autant d’attributs qui ne plaident pas en votre faveur. Difficile alors de redresser la barre, sauf si vous avez une excuse en « béton ». Eh oui, il y a des jours où le sort s’acharne. Un malaise voyageur dans le métro qui précède le vôtre, et vous voilà bloqué dans un tunnel pour une durée indéterminée. Surtout pensez à appeler le recruteur dès que la connexion sera rétablie, pour prévenir de ce contretemps et vous excuser.

Retard à l’entretien : Péché avoué, à demi pardonné…

Sur place, réitérez vos excuses mais sans pathos. Au-delà de la sincérité de vos propos, le recruteur doit percevoir que vous n’êtes pas une personne à vous laisser déstabiliser par des difficultés mineures. Car si vous apparaissez totalement perdu dans ce genre de circonstances, comment allez-vous gérer des problèmes beaucoup plus complexes ?

Parfois, il arrive qu’un retard révèle un dysfonctionnement chez celui qui vous reçoit. Combien de candidats se sont-ils cassés le nez parce que le recruteur avait omis de déplacer le rendez-vous ou oublié de préciser un changement d’adresse ?

Si vous rencontrez une situation similaire et qu’aucune excuse ne vous est adressée, soyez sur vos gardes. La politesse n’est jamais optionnelle. Avez-vous vraiment envie d’intégrer une entreprise qui traite ainsi ses (futurs) collaborateurs ?

Il en va de même si le recruteur a pris du retard : il doit vous présenter des excuses que vous accepterez alors de bonne grâce. 

Moins de temps pour l’entretien ?

Qui dit retard, dit éventuellement entretien écourté. N’hésitez pas à vous faire préciser ce point car il peut avoir un impact sur le scénario que vous aviez envisagé. En effet, un premier entretien est souvent l’occasion de collecter des informations, sur le poste, l’entreprise, son environnement. En théorie, votre interlocuteur devrait s’exprimer les 2/3 du temps et vous, intervenir plutôt, a posteriori, pour montrer en quoi votre parcours répond à ses préoccupations. 

Seulement voilà. Face à un recruteur le regard fixé sur la montre, la théorie ne tient plus. Vous voilà harcelé de questions. Ne vous défilez pas mais essayez en parallèle de faire passer vos messages.

Faites savoir notamment que lors de la préparation du rendez-vous, vous vous êtes interrogé sur un certain nombre d’aspects que vous aimeriez partager. Sauf contrainte de premier ordre, votre interlocuteur devrait alors se montrer réceptif à vos analyses et à vos interrogations. Et peut-être reconsidérer le temps qui vous est imparti. 

Pour conclure : « Contre l’adversité se prouve l’homme fort ».

Cette citation empruntée au poète Maurice Scève résume bien le défi que représente un retard à un entretien d’embauche, a fortiori au premier entretien. Assumer à travers des excuses sincères reste le meilleur moyen de ne pas compromettre la suite. Mais attention aux impacts différés.

Si vous sentez que le recruteur n’a qu’un objectif, vous expédier, proposez-lui alors de poursuivre l’échange par téléphone ou lors d’un deuxième round. Qu’avez-vous à perdre ? Rien, au contraire, vous témoignez ainsi de votre intérêt pour le poste et de votre pugnacité, deux éléments que votre interlocuteur ne manquera pas d’apprécier.

Savez-vous comment arriver zen (ou presque) à un entretien d’embauche ?

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